À retenir
- L'objectif est de conserver vos dents naturelles le plus longtemps possible
- Une technique atraumatique préserve l'os pour faciliter un implant futur si nécessaire
- Les risques spécifiques seront discutés individuellement lors de la consultation
Une étape critique
L'extraction dentaire n'est pas un acte anodin, surtout lorsqu'un implant est envisagé par la suite. La technique utilisée impacte directement la qualité de l'os résiduel et les possibilités de reconstruction.
Une extraction atraumatique préserve l'os alvéolaire et facilite la pose d'implant. Une extraction traumatique peut nécessiter des greffes osseuses supplémentaires.
Pourquoi la technique compte
Préservation des structures osseuses
L'os alvéolaire (qui entoure la racine de la dent) se résorbe naturellement après une extraction. L'objectif est de :
- Minimiser le traumatisme sur les parois osseuses
- Conserver les corticales vestibulaire et linguale
- Limiter la résorption post-extractionnelle
Impact sur les traitements futurs
| Technique | Résorption osseuse | Implant immédiat | Greffes nécessaires |
|---|---|---|---|
| Atraumatique | Minimale | Possible | Rarement |
| Conventionnelle | Modérée | Parfois | Souvent |
| Traumatique | Importante | Rarement | Presque toujours |
Technique d'extraction atraumatique
Principes
- Section de la dent : division pour réduire la résistance
- Syndesmotomie : section des fibres du ligament
- Luxation douce : mouvements progressifs sans forcer
- Extraction par fragments si nécessaire
Indications
Quand extraire ?
- Dent fracturée non restaurable
- Infection apicale ou parodontale terminale
- Résorption radiculaire importante
- Préparation orthodontique
Préserver au maximum
L'objectif de la parodontologie est de conserver les dents naturelles le plus longtemps possible. Une approche conservatrice permet souvent de retarder, voire d'éviter, la mise en place d'implants.
Avant d'envisager une extraction, toutes les options de conservation sont évaluées :
- Parodontite : traitement parodontal possible jusqu'à un stade avancé
- Lésion apicale : traitement endodontique ou chirurgie apicale
- Fracture coronaire : reconstitution possible selon le niveau de fracture
Une dent naturelle, même compromise, reste souvent préférable à un implant si elle peut être stabilisée.
Soins pré-opératoires
Bilan préalable
- Radiographie (panoramique ou rétro-alvéolaire)
- Scanner si racines proches du nerf ou du sinus
- Bilan parodontal
- Évaluation du projet prothétique
Préparation
- Bain de bouche antiseptique
- Antibiothérapie si infection ou patient à risque
- Arrêt du tabac recommandé
Suites opératoires
Dans les premiers jours
- Saignement léger normal (24h)
- Gonflement possible (48-72h)
- Douleur modérée contrôlée par antalgiques
Consignes post-opératoires
- Ne pas cracher ni rincer pendant 24h
- Alimentation tiède et molle
- Pas de tabac ni d'alcool
- Bain de bouche à partir de J+2
L'alvéole se comble progressivement d'os en 2-3 mois. Un implant peut être posé après ce délai, ou immédiatement dans certains cas favorables.
Complications possibles
Comme tout acte chirurgical, l'extraction dentaire comporte des risques. Ces complications, bien que rares avec une technique adaptée, seront évoquées au cas par cas avec le praticien lors de la consultation pré-opératoire.
Cas particuliers
Extraction et implant immédiat
Dans les cas favorables :
- Site non infecté
- Parois osseuses intactes
- Gencive épaisse
- Patient non fumeur
L'implant peut être posé dans la même séance.
Extraction et préservation alvéolaire
Comblement de l'alvéole avec un biomatériau pour maintenir le volume osseux en attendant l'implant.
